Certaines motos se contentent de rouler. La R nineT, elle, raconte quelque chose. Lancée comme un manifeste néo-rétro, elle a réconcilié BMW avec son passé de roadsters à boxer. Douze ans après, elle reste une référence. Voici pourquoi.
L’ADN : un boxer, un cadre, une promesse
Un bicylindre à plat (boxer) refroidi par air et huile, un cadre tubulaire, une transmission par cardan, et une silhouette dépouillée qui expose la mécanique. Là où tant de roadsters cachent leurs organes, la nineT montre.
Le moteur : le charme du flat-twin
Le boxer de 1 170 cm³ n’est pas le plus puissant, mais ce n’est pas là que se joue son intérêt : couple disponible dès les bas régimes et pulsation caractéristique. On roule à la poignée, en jouant du frein moteur.
La R nineT n’impressionne pas par les chiffres. Elle séduit par la sensation. C’est une moto qu’on choisit avec le cœur.
Sur la route
Le châssis privilégie la stabilité et la précision plutôt que l’agilité extrême. Une machine posée, rassurante, qui récompense une conduite fluide et coulée. Le freinage, à double disque avant, est à la hauteur.
Sur ce roadster sans protection, un bon casque et des gants homologués changent tout au fil des kilomètres.
La personnalisation, argument massue
La R nineT a été conçue comme une base de customisation : selle, bulle, échappement, guidon… Deux nineT ne se ressemblent jamais. Un terrain de jeu rare sur le marché neuf.
Verdict
Pas la moto la plus rationnelle de sa catégorie, mais désirable comme peu le sont : boxer plein de caractère, qualité de fabrication, liberté de personnalisation. Un achat de passion, à assumer comme tel.
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